Une vision politique.
Une mise en œuvre opérationnelle.
Le président du Conseil Paul Christophe et le Directeur général Maëlig Le Bayon croisent leurs regards sur les priorités 2025 : réaliser les promesses de la branche Autonomie, adapter les territoires au vieillissement et simplifier l’accès aux droits.
Objectif : rendre les droits réellement effectifs, partout sur le territoire.
l’interview croisée
de la branche Autonomie
au vieillissement
l’accès aux droits
Datarama
Autonomie en chiffres.
Derrière chaque donnée, des personnes accompagnées, des droits ouverts, des professionnels mobilisés et des territoires engagés.
Ces indicateurs illustrent concrètement l’impact 2025 de la branche Autonomie.
3 millions de personnes âgées soutenues dans des actions de prévention.
6,3 millions de personnes ont au moins un droit ouvert en MDPH fin 2023.
81 600 jeunes enfants de moins de 6 ans accompagnés dans des structures spécialisées pour des troubles du langage, de la motricité ou des troubles du spectre de l’autisme.
17 500 solutions nouvelles créées pour les personnes en situation de handicap dans le cadre du plan « 50 000 solutions ».
22 000 personnes vivent aujourd’hui en habitat inclusif.
10 millions de visites sur le site d’information Pour les personnes âgées.
7,3 millions de visites sur la plateforme Mon Parcours Handicap.
33 milliards d’euros pour financer les établissements et services médico-sociaux.
8 200 professionnels utilisent le portail Data Autonomie.
370 plateformes de répit réparties sur l’ensemble du territoire.
5 milliards d’euros pour soutenir l’aide à domicile.
42 milliards d’euros consacrés à la politique de l’autonomie.
50 000 aidants formés et accompagnés.
L’année en images
La politique de l’autonomie
au plus près des territoires

Ce que cela change pour vous :
Être accompagné là où vous vivez
Pourquoi c’est essentiel
La branche Autonomie, cinquième branche de la Sécurité sociale, confie à la CNSA son pilotage national, la répartition des financements et l’appui aux territoires. Elle soutient les personnes âgées, handicapées et leurs aidants. L’année 2025 consolide cette branche par une structuration territoriale, une simplification des parcours, une diversification des solutions et un soutien renforcé aux professionnels.
En France, les besoins en matière d’autonomie varient fortement d’un territoire à l’autre. Une personne âgée isolée en zone rurale n’a pas les mêmes attentes qu’une famille avec un enfant en situation de handicap en ville. Une personne en perte d’autonomie dans un quartier prioritaire ne bénéficie pas des mêmes ressources qu’une autre dans un département bien équipé. Pour répondre à ces réalités, la Caisse organise la coopération entre les départements, les agences régionales de santé (ARS) et les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Ensemble, ils constituent l’architecture territoriale de la branche Autonomie.
Concrètement, pour une personne âgée ou en situation de handicap, cela signifie : des solutions adaptées à son environnement, à ses proches, et à ses besoins du quotidien.
Ce que la branche Autonomie fait concrètement sur le terrain
En 2025, treize rencontres territoriales ont été organisées dans toute la France, de la Bretagne à la Provence, en passant par les Hauts-de-France et l’Outre-mer. Ces rencontres ont rassemblé plus de 670 participants : élus, professionnels de santé, représentants d’associations et représentants des usagers. Leur objectif ? Écouter les besoins locaux, partager les bonnes pratiques et coconstruire des solutions adaptées. Résultat : 85 % des participants se déclarent satisfaits de cette nouvelle méthode de travail, qui place les territoires au cœur des décisions.
Un exemple marquant : la convention tripartite du Tarn
En 2025, la Caisse a signé à Albi la première convention tripartite entre la CNSA, un département (le Tarn) et une agence régionale de santé (ARS Occitanie). Ce partenariat inédit fixe des objectifs communs (par exemple réduire les délais d’accès aux droits, développer l’habitat inclusif) et un plan d’action adapté aux spécificités locales. Concrètement, cela signifie :
- Moins de formalités administratives pour les familles, grâce à un guichet unique et des démarches simplifiées.
- Plus de coordination entre les services, pour éviter les ruptures de parcours.
- Des réponses plus rapides pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et leurs aidants.
Des outils pour mieux piloter l’action publique partout
en France
Pour suivre l’évolution des besoins et l’efficacité des actions, la Caisse s’appuie sur des tableaux de bord territoriaux et des systèmes d’information partagés. Ces outils permettent de :
- Cartographier l’offre de services (où manquent les places en EHPAD ? Quels départements ont besoin de plus de services d’aide à domicile ?).
- Suivre les financements et s’assurer qu’ils sont bien utilisés là où les besoins sont les plus forts.
- Mesurer l’impact des politiques publiques sur la qualité de vie des personnes.
Cette organisation territoriale s’inscrit dans le déploiement progressif du Service public départemental de l’autonomie (SPDA), pour rendre l’accès aux droits plus simple et plus lisible pour les usagers.
Un budget au service de l’autonomie et de l’équité territoriale
La branche Autonomie de la Sécurité sociale consacre 42 milliards d’euros, pilotés par la Caisse, à la politique de l’autonomie, dont :
- 33,2 milliards d’euros pour les établissements et services médico-sociaux (EHPAD, foyers pour personnes handicapées, etc.).
- 5 milliards d’euros pour l’aide à domicile (soins, ménage, accompagnement).
- 3 milliards d’euros pour des actions innovantes (prévention, numérique, habitat inclusif).
La Caisse verse en effet des concours financiers aux départements afin de soutenir la mise en œuvre des politiques d’autonomie, notamment pour l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH).
L’objectif ?
Réduire les inégalités territoriales et garantir un service public de l’autonomie accessible et efficace, partout en France, que l’on vive en ville, à la campagne ou en Outre-mer.
Accéder à ses droits
plus simplement

Ce que cela change pour vous :
Comprendre ses droits et les solutions d’accompagnement disponibles
Un parcours souvent complexe
Beaucoup de Français méconnaissent leurs droits en matière d’autonomie. Pour y remédier, la Caisse développe des services d’information accessibles à tous, simples et compréhensibles.
Deux sites nationaux pour s’informer facilement
Pour les personnes âgées : le site pour-les-personnes-agees.gouv.fr a accueilli dix millions de visiteurs en 2025. On y trouve des fiches pratiques, des simulateurs d’aides, des annuaires géolocalisés des services près de chez soi, et même des podcasts pour comprendre ses droits en cinq minutes.
Mon Parcours Handicap : la plateforme monparcourshandicap.gouv.fr a enregistré 7,3 millions de visites. Elle propose un tableau de bord personnalisé pour suivre l’avancement de ses demandes, des vidéos en langue des signes, et des témoignages de personnes concernées.
Des campagnes pour toucher le grand public
En 2025, la Caisse a lancé deux campagnes nationales (TV, radio, réseaux sociaux) pour faire connaître ces outils. Résultat :
- +20 % de visites sur les sites après la diffusion des spots.
- 1 personne sur 2 interrogée déclare mieux connaître ses droits après avoir vu les publicités.
Le Service public départemental de l’autonomie (SPDA) : une révolution pour les usagers
Ce que cela change pour une famille ou une personne âgée
Généralisé dans tous les départements, le SPDA simplifie les parcours en proposant :
- Un accueil unique : plus besoin de faire le tour des guichets, un seul interlocuteur pour toutes les demandes.
- Un accompagnement sur mesure : un professionnel analyse la situation et oriente vers les aides adaptées.
- Un suivi sans rupture : coordination entre les services pour éviter les oublis ou les redondances.
Des résultats encourageants
- 70 % des usagers se déclarent satisfaits de l’accompagnement reçu.
- Les délais de traitement des demandes ont été réduits de 30 % dans les départements où le SPDA est pleinement déployé.
Pourquoi c’est important ?
Concrètement, pour une personne âgée ou une personne en situation de handicap, cela signifie pouvoir :
- Vivre chez soi plus longtemps,
- Bénéficier d’aides financières,
- Ou trouver une place en établissement quand c’est nécessaire, sans se perdre dans un mille-feuille administratif.
Des démarches simplifiées
pour les personnes en situation
de handicap

Ce que cela change pour une famille avec un enfant en situation de handicap
Un guichet unique : les MDPH
Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sont le point d’entrée pour toutes les demandes de droits et d’accompagnement. Néanmoins, près d’une famille sur quatre déclare rencontrer des difficultés dans la constitution de son dossier. La branche Autonomie agit pour changer cela.
Des démarches 100 % en ligne
En 2025, 240 000 demandes ont été déposées via le service Ma MDPH en ligne, soit 14 % des demandes nationales. Ce téléservice permet de :
- Déposer son dossier 24h/24, sans se déplacer.
- Suivre l’avancement de sa demande en temps réel.
- Échanger directement avec les équipes de la MDPH via une messagerie sécurisée.
Concrètement, pour une famille, cela signifie gagner du temps, éviter les déplacements et suivre sa demande comme un colis.
Un dossier unique pour plusieurs établissements
Autre avancée majeure : 72 départements utilisent désormais un dossier unique d’admission. Concrètement, pour un parent, cela signifie :
- Ne plus remplir plusieurs fois les mêmes informations lorsqu’il sollicite différents établissements.
- Moins de stress pour les parents d’enfants en situation de handicap.
- Des délais raccourcis pour l’obtention d’une place.
Un soutien financier et humain pour les MDPH
La Caisse consacre plus de 103 millions d’euros au fonctionnement des MDPH, pour :
- Renforcer les équipes (recrutement de travailleurs sociaux, de médecins, d’administratifs).
- Améliorer l’accueil (locaux accessibles, formations des agents).
- Harmoniser les pratiques entre les départements.
Des webinaires pour partager les bonnes pratiques
En 2025, 7 webinaires ont réuni plus de 1 300 professionnels (travailleurs sociaux, médecins, responsables de MDPH). Au programme :
- Comment réduire les délais d’instruction ?
- Quelles méthodes pour évaluer les besoins des personnes ?
- Comment mieux accompagner les familles ?
Malgré une hausse constante des demandes (+8 % en 2025), les délais de traitement restent globalement maîtrisés à l’échelle nationale. Ces résultats témoignent des efforts engagés pour améliorer les délais de traitement.
Pourquoi c’est crucial ?
Concrètement, pour une famille avec un enfant en situation de handicap, obtenir une aide rapidement peut changer la vie. C’est toute l’ambition de la Caisse : simplifier, accélérer et humaniser les parcours.
Soutenir concrètement
les aidants

Ce que cela change pour un aidant : être reconnu, entendu et soutenu
Les aidants, socle du maintien dans l’autonomie
Leur engagement constitue l’un des piliers d’accompagnement de la perte d’autonomie. En France, 11 millions de personnes aident régulièrement un proche en perte d’autonomie. Pourtant, 60 % d’entre eux ignorent qu’ils ont droit à des aides. La branche Autonomie mène une politique ambitieuse pour les reconnaître, les soutenir et les soulager.
Une campagne nationale pour briser le silence
En octobre 2025, la Caisse a lancé une deuxième campagne nationale (TV, radio, réseaux sociaux) avec un message fort : « Un aidant sur deux en France s’ignore ». Objectifs :
- Faire prendre conscience à chacun qu’il peut être aidant sans le savoir.
- Orienter vers les aides disponibles (formations, répit, allocations).
Résultat : le site aidant.gouv.fr a enregistré une hausse de 40 % de ses visites après la campagne.
370 plateformes de répit pour souffler
Aujourd’hui, 370 plateformes d’accompagnement et de répit sont déployées dans tous les départements. Elles proposent :
- Des formations gratuites (gestion du stress, droits des aidants).
- Des groupes de parole pour échanger avec d’autres aidants.
- Des solutions de relais (accueil temporaire, aide à domicile).
Un nouveau décret pour plus de flexibilité
Un décret publié en 2025 autorise désormais un professionnel unique à intervenir jusqu’à six jours consécutifs pour soulager l’aidant. Deux options sont possibles :
- Un séjour « aidant-aidé » : le proche et la personne aidée partent ensemble dans un lieu adapté pour se reposer.
- Une suppléance à domicile : un professionnel prend le relais pendant quelques jours.
L’allocation journalière du proche aidant (AJPA) revalorisée
L’AJPA permet aux aidants de prendre un congé rémunéré pour accompagner un proche. En 2025, elle a été élargie et revalorisée :
- Jusqu’à 264 jours sur toute une carrière (contre 66 jours auparavant).
- Cumulable pour accompagner plusieurs proches successivement.
50 000 aidants formés et accompagnés
En 2025, près de 50 000 aidants ont bénéficié :
- De formations (gestion du stress, techniques d’accompagnement).
- D’un accompagnement individualisé (bilan de situation, orientation vers les aides).
- De solutions de répit (séjours, accueil temporaire).
Pourquoi c’est vital ?
Concrètement, pour un aidant, cela signifie protéger sa santé, son équilibre familial et parfois sa vie professionnelle. Sans les aidants, le système de santé et d’autonomie s’effondrerait. Les soutenir, c’est aussi protéger la société.
Prévenir la perte d’autonomie
des personnes âgées

Ce que cela change pour un senior :
vivre plus longtemps chez soi, en meilleure forme
Agir avant que la dépendance ne s’installe
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de vieillissement de la population : selon l’Insee, près d’un tiers des Français pourraient avoir plus de 60 ans en 2050. Saviez-vous qu’une personne âgée sur trois de plus de 75 ans risque de perdre son autonomie ? Pourtant, une part importante des situations de perte d’autonomie peut être retardée grâce à la prévention.
La Caisse finance des actions concrètes dans tous les départements pour agir en amont.
Trois millions de personnes accompagnées
En 2025, les commissions des financeurs de la prévention (CFPPA) ont soutenu trois millions de personnes âgées grâce à 272 millions d’euros d’actions :
- Ateliers mémoire pour stimuler les fonctions cognitives.
- Activités physiques adaptées (gym douce, marche, tai-chi).
- Adaptation du logement (barres d’appui, monte-escalier).
- Actions de lien social (cafés seniors, ateliers intergénérationnels).
Concrètement, pour une personne âgée, cela signifie :
- Se sentir plus en sécurité à domicile,
- Garder plus longtemps son autonomie,
- Et éviter des hospitalisations ou des placements.
Le Centre de ressources et de preuves : la science au service de l’autonomie
Ce centre diffuse des recommandations scientifiques aux départements pour identifier les solutions les plus efficaces :
- Prévention des chutes (aménagement du domicile, exercices d’équilibre).
- Nutrition (ateliers culinaires, lutte contre la dénutrition).
- Maintien du lien social (lutte contre l’isolement, activités collectives).
« Prenons l’âge du bon côté » : un programme national
Ce programme mobilise de nombreux départements autour de trois priorités :
- Repérer les personnes isolées (via les médecins, les associations).
- Agir dans les lieux de vie (maisons de quartier, résidences seniors).
- Renforcer les outils d’aide à la décision (guides, formations pour les professionnels).
Des partenariats innovants
La Caisse développe également des partenariats avec des collectivités locales pour expérimenter des actions combinant activité physique et nutrition dans plusieurs villes pilotes pour développer des actions combinant activité physique et nutrition dans cinq villes pilotes. Autres initiatives :
- Tiers-lieux d’autonomie : 25 projets expérimentaux dans 12 départements pour créer des espaces de lien social.
- Formation des professionnels : 1 000 personnes formées pour déployer ces programmes.
L’impact de la prévention
Ces actions permettent de :
- Éviter des hospitalisations (et donc des coûts pour la Sécurité sociale).
- Retarder l’entrée en établissement (et préserver l’autonomie à domicile).
- Améliorer la qualité de vie des seniors et de leurs aidants.
Un enjeu de société
Concrètement, pour une personne âgée, cela signifie ne pas se sentir « oubliée » par la société, mais accompagnée pour vivre plus longtemps chez soi, en sécurité.
Le numérique au service
de l’autonomie

Ce que cela change pour vous :
Gagner du temps et des droits avec un clic
Pourquoi le numérique change tout ?
Le numérique permet de gagner du temps, d’éviter les erreurs et d’améliorer la qualité des services. La branche Autonomie en fait un levier majeur pour moderniser la politique de l’autonomie.
Un système d’information unique pour les MDPH
Désormais déployé dans 100 % des départements, le SI-MDPH permet :
- Un traitement plus rapide des demandes.
- Un suivi en temps réel pour les usagers.
- Moins de démarches administratives pour les familles.
Concrètement, pour une famille, cela signifie voir sa demande évoluer sans se déplacer, et retrouver toutes les informations au même endroit.
Le portail Data Autonomie : la donnée au service des territoires
Ce que cela change pour les décideurs et les professionnels
Le portail Data Autonomie rassemble des données fiables sur :
- Les besoins des territoires (où manquent les places en EHPAD ? Quels départements ont besoin de plus d’aides à domicile ?).
- L’offre médico-sociale (nombre de places, types de services, répartition des établissements).
Plus de 8 000 professionnels (ARS, départements, associations) l’utilisent déjà pour éclairer leurs décisions. Concrètement, pour un élu ou un professionnel, cela signifie :
- voir en un coup d’œil où les besoins sont les plus importants,
- adapter l’offre et les financements là où ils sont le plus utiles.
Le portail s’inscrit dans une démarche d’ouverture des données publiques afin de faciliter l’analyse et la décision des acteurs du secteur.
L’intelligence artificielle (IA) pour aider les professionnels
Ce que cela change pour les équipes sur le terrain
La Caisse conduit des expérimentations encadrées d’intelligence artificielle pour améliorer l’organisation des services. En 2025, des expérimentations d’intelligence artificielle ont été lancées dans plusieurs MDPH, dans le cadre de sa feuille de route stratégique sur l’intelligence artificielle. Parmi les premiers cas d’usage testés :
- Un chatbot juridique pour aider les professionnels à accéder rapidement aux textes réglementaires et aux procédures.
- Un outil d’aide à l’instruction des demandes, visant à automatiser certaines étapes administratives (ex : vérification des pièces jointes, pré-remplissage des dossiers).
Résultats attendus selon la feuille de route 2025-2026 :
- Réduction des délais de traitement des demandes.
- Harmonisation des pratiques entre les territoires.
- Libération de temps pour les équipes, afin qu’elles puissent se concentrer sur l’accompagnement humain.
Prochaine étape : ces expérimentations, menées dans un périmètre restreint et encadré, feront l’objet d’une évaluation en 2026 avant toute généralisation. Concrètement, pour un travailleur social ou un professionnel de l’équipe de la MDPH (médecin de la CDAPH, psychologue, etc.), cela signifie :
- passer moins de temps sur les tâches administratives,
- et davantage de temps avec les personnes et les familles.
La Caisse ne cherche pas à remplacer les professionnels par des machines, mais à leur donner des outils pour mieux accompagner les personnes âgées et en situation de handicap.
Mieux comprendre les besoins
pour mieux agir

Ce que cela change pour les usagers :
des politiques publiques plus adaptées à la réalité du terrain
Pourquoi la connaissance est-elle cruciale ?
Pour adapter les politiques publiques, il faut comprendre les besoins, mesurer les résultats et anticiper les évolutions. La Caisse développe des outils d’observation, de mesure et de recherche pour y parvenir.
Le Data Day : un événement pour partager les données
En mai 2025, le premier Data Day de la Caisse a réuni plus de 200 experts (chercheurs, professionnels, élus) pour :
- Partager les usages des données.
- Renforcer les capacités d’analyse du secteur.
- Construire une culture commune de la donnée.
Concrètement, pour les usagers, cela signifie que les décisions publiques s’appuient de plus en plus sur des données réelles, et non sur des hypothèses.
Les Rencontres recherche et innovation
En octobre 2025, les 8ᵉ Rencontres recherche et innovation ont rassemblé plus de 2 000 participants (en présentiel et en ligne). Au programme :
- 13 projets de recherche financés (2,4 millions d’euros).
- Des débats sur l’avenir de l’autonomie (habitat, numérique, inclusion).
- Des retours d’expérience sur les innovations territoriales.
Des recherches sur les transformations du secteur de l’autonomie
Les projets soutenus portent sur :
- Les parcours de vie sexuelle des personnes en situation de handicap.
- L’adéquation entre l’offre et les besoins d’accompagnement.
- L’attractivité des métiers de l’autonomie en milieu rural.
- La qualité de vie des personnes âgées en EHPAD.
Pourquoi c’est important ?
Concrètement, pour une personne âgée ou en situation de handicap, cela signifie :
- mieux comprendre leur situation,
- et améliorer les services qui leur sont proposés.
Un exemple : l’observatoire des territoires
Le portail Portraits des territoires propose des données locales sur :
- La population âgée et en situation de handicap.
- L’offre de services (EHPAD, services d’aide à domicile).
- Les inégalités territoriales.
La recherche, un levier d’action
En finançant la recherche, la Caisse éclaire les décisions publiques et innove pour l’avenir. Concrètement, pour les usagers, cela signifie : des politiques publiques de plus en plus fondées sur les réalités vécues et les preuves d’efficacité.
Diversifier les solutions
d’accompagnement

Ce que cela change pour chacun :
Choisir son mode de vie, à son rythme
Pourquoi diversifier l’offre ?
Chaque personne a des besoins, des envies et des modes de vie différents. La Caisse soutient le développement de solutions variées pour permettre à chacun de choisir son parcours. Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large de l’offre médico-sociale, visant à développer des solutions plus souples et mieux adaptées aux parcours de vie des personnes.
Le plan « 50 000 solutions » :
une réponse massive aux besoins
Avec 347 millions d’euros engagés fin 2025 sur une enveloppe totale de 1,5 milliard d’euros d’ici 2030, ce plan crée 17 500 nouvelles solutions en 2025 :
- Habitats partagés pour les personnes en situation de handicap.
- Dispositifs innovants pour les enfants et les adultes.
- Nouvelles places en établissements pour les publics sans solution.
Concrètement, pour une personne en situation de handicap, cela signifie :
- ne plus être « sans réponse » dans son parcours,
- et disposer d’options mieux adaptées à son projet de vie.
Moderniser les EHPAD et les établissements médico-sociaux
En 2025, 396 millions d’euros pour les EHPAD, dont 300 millions pour les établissements en difficulté, ont été investis pour :
- Rénover les locaux (accessibilité, confort).
- Améliorer la médicalisation (recrutement d’infirmiers, médecins).
- Soutenir les structures en difficulté (aides financières, accompagnement).
Les établissements et services médico-sociaux font l’objet d’évaluations régulières afin d’améliorer en continu la qualité de l’accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.
L’aide à domicile : un soutien renforcé
Le tarif national de l’aide à domicile a été revalorisé à 24,58 euros par heure. Autres mesures :
- Formation des professionnels (70 000 personnes formées en 2025).
- Amélioration des conditions de travail (équipements, prévention des risques).
L’habitat intermédiaire : une solution d’avenir
Pour le Conseil de la Caisse, le développement de solutions d’habitat intermédiaire constitue un enjeu majeur face au vieillissement de la population. Le Conseil a ainsi adopté un avis structurant en matière d’habitat intermédiaire le 16 octobre 2025. Ces solutions d’habitat permettent de :
- Vivre chez soi sans être isolé.
- Bénéficier d’un accompagnement adapté.
- Choisir son mode de vie (entre le domicile et l’établissement).
Pourquoi c’est essentiel ?
Concrètement, pour une personne âgée ou en situation de handicap, cela signifie :
- pouvoir choisir où et comment vivre, en tenant compte de ses capacités, de ses envies et de ses proches,
- et non être « contraint » dans un seul type de solution.
Attirer et fidéliser
les professionnels de l’autonomie

Ce que cela change pour les usagers :
Des équipes motivées et formées
Un secteur en tension
D’ici 2030, le secteur de l’autonomie devra recruter près de 600 000 professionnels (aides à domicile, infirmiers, travailleurs sociaux). La qualité de l’accompagnement dépend directement de la stabilité et de la qualification des professionnels. Pour relever ce défi, la Caisse agit sur plusieurs leviers.
Revaloriser les salaires
En 2025, 85 millions d’euros ont permis de revaloriser les rémunérations de 112 000 agents administratifs de l’autonomie grâce au « Ségur pour tous ». Autres mesures :
- Extension du « Ségur de la santé » à tous les professionnels du secteur.
- Majorations pour les horaires difficiles (nuit, week-end).
Former les professionnels
La Caisse a consacré 27,5 millions d’euros à la formation de 80 000 salariés :
- Compétences techniques (soins, accompagnement).
- Prévention des risques professionnels (troubles musculo-squelettiques, stress).
Améliorer les conditions de travail
Des investissements ont été réalisés pour :
- Acquérir des équipements adaptés (lits médicalisés, chariots de transfert).
- Prévenir les risques (formations, aménagement des locaux).
Les plateformes des métiers de l’autonomie
Ces plateformes, présentes dans 16 départements, accompagnent :
- Les candidats à l’emploi (formation, orientation).
- Les employeurs (recrutement, fidélisation).
Un partenariat avec France Travail
Un protocole signé en novembre 2025 renforce la coopération entre la CNSA et France Travail pour :
- Mieux orienter les demandeurs d’emploi vers les métiers de l’autonomie.
- Former les chômeurs aux compétences requises.
Pourquoi c’est urgent ?
Concrètement, pour les usagers, cela signifie :
- ne pas être « oublié » par manque de professionnels,
- et bénéficier d’équipes plus stables, mieux formées et mieux traitées.
Engagé.e.s
209 agents, des expertises multiples, un engagement commun : garantir l’accès aux droits et soutenir les territoires.
Au quotidien, les équipes pilotent les financements, accompagnent les départements, développent les outils numériques, soutiennent la recherche et veillent à l’équité territoriale.
Derrière les politiques publiques, des femmes et des hommes mobilisés au service de l’autonomie.
au soutien des aidants
et budgétaire
habitat inclusif
des MDPH

Pour aller plus loin, découvrez le rapport annuel complet et accessible
Tout au long de l’année 2025, la CNSA a publié de nombreux travaux pour éclairer le débat public, appuyer les acteurs des territoires et objectiver les politiques de l’autonomie.
Rapports d’activité, repères statistiques, évaluations, avis du Conseil et du Conseil scientifique, guides méthodologiques, feuilles de route stratégiques : ces publications traduisent une même exigence de transparence, de rigueur et d’utilité opérationnelle.
Parmi les temps forts figurent notamment :
- le rapport de la branche Autonomie et les états financiers ;
- les chiffres-clés de l’aide à l’autonomie ;
- les rapports d’activité des MDPH et des conférences des financeurs ;
- les repères statistiques consacrés à l’attribution des droits, aux coûts des établissements et services, ou encore à la situation budgétaire des EHPAD ;
- la feuille de route stratégique 2025-2026 consacrée à l’intelligence artificielle ;
- les contributions relatives à l’habitat intermédiaire et au bien vieillir.
Ces ressources sont accessibles en ligne. Elles constituent un socle commun de connaissances pour comprendre les enjeux démographiques, financiers et organisationnels de la branche Autonomie, et pour accompagner sa transformation au service des personnes.
La politique de l’autonomie se construit dans la transparence et le partage des connaissances.







